La façade

La façade épargnée par l'incendie

De part et d’autre de ce corps central, le bâtiment élève deux parties latérales symétriques, à mur simplement garni de refends horizontaux, sans chaînes d’angle.
Ces secteurs prennent jour par deux baies rectangulaires à encadrement mouluré comportant une large corniche sur consoles à glyphes.

  • Celle de l’ouest éclaire la partie du péristyle transformée en «fumoir» au début du XXe siècle
  • Celle de l’est, ouverte seulement lors de la construction du second Tribunal d’appel en 1833-1835, donne, depuis lors, accès à une petite cour.

Des balustrades et bancs de pierre coiffaient cette composition en flanquant le fronton.
Ils cachaient originellement la toiture, dans la tradition de l’architecture française du XVIIIe siècle.
Balustrade et dés, très abîmés, ont été supprimés en 1927 en vue d’un remplacement qui n’a finalement jamais eu lieu.

Dans notre région, ce motif est utilisé déjà par l’architecte lyonnais Léonard Roux au temple de Morges vers 1772, et proposé également par Abraha Fraisse, dix ans plus tard, dans son projet de rénovation de l’Hôtel de ville de la Palud à Lausanne.