La rénovation

Une configuration insuffisante

Les députés vaudois ont toujours manifesté un fort attachement à la salle parlementaire historique qui les accueillait sur l’esplanade du Château.

Pourtant, quelque 70 ans après sa construction par Alexandre Perregaux entre 1803 et 1805, la salle, conçue à l’origine pour 180 députés, mettait déjà
ses occupants à l’étroit. La première discussion attestée sur ce sujet dans l’hémicycle remonte à 1872.

Un début pour une longue série de débats dont la récurrence s’étendra sur 130 ans.
Le temps écoulé ne fit que renforcer le constat : par sa taille, sa configuration et son mobilier, la salle du Grand Conseil ne répondait plus aux exigences de travail d’un parlement moderne. Une solution devait être trouvée pour le moyen et long termes.

En 1994: un concours d'idées

Une occasion se présente : le déménagement prévu de l’école de chimie de la Cité à Dorigny donne la possibilité de repenser dans son ensemble l’aménagement de la place du Château en y prévoyant de nouveaux locaux pour les députés.
En 1994, le Grand Conseil vote un décret permettant de financer une étude programmatique et un concours d’idées pour un nouveau parlement et un réaménagement des bâtiments de la place du Château, à la Cité.

Pas moins de 113 projets sont déposés au printemps 1995, mais aucun projet n’apporte une réponse globalement satisfaisante.

En 1999: consolidation du bâtiment

Consolidation du bâtiment

tenant compte d’une situation financière peu favorable et faisant accessoirement remarquer que le processus d’élaboration d’une nouvelle Constitution, en vigueur depuis 2003, pourrait s’accompagner d’une redéfinition du nombre de députés au Grand Conseil, le Conseil d’Etat propose de repousser le début des études en vue de la réalisation d’un nouveau parlement, demande un crédit d’ouvrage pour le déménagement provisoire du Grand Conseil à l'aula de Rumine et pour la rénovation de l’enveloppe du bâtiment Perregaux.

Le mandat est confié au groupement d’architectes Jean-Baptiste Ferrari, Bernard Gachet et Patrick Mestelan et les travaux de restauration de l’enveloppe du bâtiment Perregaux commencent en septembre 2001, juste après l’installation temporaire du Grand Conseil à l’aula du Palais de Rumine.